Régime réel, c’est quoi ? C’est un régime d’imposition des revenus fonciers où vous déduisez toutes vos charges réelles au lieu d’un abattement forfaitaire. Deux variantes coexistent : le micro-foncier (abattement 30%, simple) et le régime réel (charges déductibles, complexe). Le choix entre les deux peut changer votre imposition de 1 500 à 3 000 euros par an.
La plupart des investisseurs découvrent le régime réel trop tard. Ils restent au micro-foncier par inertie alors que leurs charges réelles (crédit, travaux, impôts fonciers élevés) dépassent largement les 30% d’abattement forfaitaire. Résultat : ils payent plusieurs années d’impôts inutiles avant d’opter pour le régime réel.
Dans cet article, vous découvrirez la définition précise du régime réel, pourquoi il est plus avantageux quand vous avez des charges importantes, et comment opter concrètement en trois étapes. Nous utiliserons des cas réels Paris 5e et 13e pour montrer l’impact en euros. Vous comprendrez aussi la différence avec le micro-foncier (abattement 30%) et comment faire le bon choix. Les conseillers Levine Immobilier accompagnent les investisseurs dans ce choix stratégique depuis nos bureaux parisiens.
Prêt à comprendre si le régime réel vous convient ?
Régime réel : définition simple en clair

Le régime réel est une méthode d’imposition où vous déclarez vos revenus fonciers bruts, puis vous en soustrayez toutes les charges réellement supportées. Le revenu net obtenu est ensuite imposé au barème progressif plus prélèvements sociaux 17,2%.
Principe de base du régime réel
Au lieu de dire « je ne peux déduire que 30% de forfait », vous dites « j’ai dépensé X euros, voici les factures ». Chaque charge justifiée réduit votre revenu imposable. Intérêts d’emprunt, travaux, taxe foncière, assurance : tout se déduit. C’est plus transparent mais demande de la rigueur (conserver les justificatifs).
Formule simple : Revenu net imposable = Loyers bruts – Charges réelles déductibles.
Régime réel vs micro-foncier : le contraste
Au micro-foncier, c’est mécanique : vous divisez les loyers bruts par 0,70 (abattement 30%). Zéro justificatif demandé. Rapide, mais perdant si charges réelles supérieures à 30%.
Au régime réel, c’est éducatif : vous énumérez chaque dépense. Plus long, mais gagnant si charges réelles supérieures à 30%.
| Critère | Micro-Foncier | Régime Réel |
|---|---|---|
| Abattement | 30% forfaitaire | Charges réelles |
| Plafond revenus | 15 000 € max | Illimité |
| Justificatifs | Aucun | Tous les reçus |
| Comptabilité | Juste déclaration 2042 | Formulaire 2044 + suivi |
| Frais comptable | 0 € | 200-600 € par an |
| Intérêts emprunt | Non déductible | 100% déductible |
| Travaux | Non déductibles | Déductibles |
| Taxe foncière | Couverte par 30% | Déductible |
| Idéal pour | Petit bailleur, peu de charges | Investisseur actif, crédit, travaux |
Quand s’applique le régime réel automatiquement
Trois situations vous basculent d’office au régime réel, sans possibilité de refuser.
Revenus fonciers supérieurs à 15 000 euros par an
Si vos revenus bruts (tous vos biens locatifs confondus, calcul au niveau du foyer fiscal) dépassent 15 000 euros, micro-foncier n’existe plus. Vous êtes obligatoirement au régime réel. Exemple : deux studios à Paris rapportant 8 000 euros chacun = 16 000 euros total, direction régime réel automatique.
Bénéfice de dispositifs spéciaux
Certains régimes d’optimisation fiscale imposent le régime réel : Pinel (loi défiscalisation), Robien (ancien dispositif encore valide), Monuments historiques, logements en zone sinistrée. Si votre bien bénéficie de l’un de ces régimes, régime réel obligatoire.
Location meublée (LMNP) au régime réel obligatoire si dépassement seuil
Pour les locations meublées, le seuil est 72 600 euros HT. Au-delà, régime réel obligatoire. En dessous, vous pouvez choisir entre micro-BIC (abattement 50%) et régime réel. Levine Immobilier conseil studios meublés parisiens au régime réel dès 1 500 euros de loyers mensuels (18 000 euros annuels).
Charges déductibles au régime réel : la liste complète
La force du régime réel, c’est la déduction. Voici ce que vous pouvez soustraire de vos revenus fonciers.
Catégorie 1 : Impôts et taxes déductibles
Taxe foncière. 100% déductible. Pour un studio Paris 5e, 700-900 euros par an. Ordures ménagères. Déductible. Cotisation syndicale (syndic de copropriété). Déductible. Ne confondez pas avec les charges de copropriété (chauffage, entretien), elles aussi déductibles. Tout ce qui sort de votre compte pour l’administration du bien est déductible.
Catégorie 2 : Travaux, entretien, amélioration
Distinction critique : entretien vs amélioration. Entretien (réparation du robinet cassé, ravalement de façade) : déductible. Amélioration (refaire la cuisine, changer le chauffage par système plus moderne) : généralement déductible aussi au régime réel. Petits travaux courants jusqu’à 500 euros par intervention : déductible directement. Gros travaux : amortissables sur plusieurs années.
Catégorie 3 : Coûts de crédit immobilier
Intérêts d’emprunt. C’est LE levier majeur du régime réel. Tous les intérêts payés sont déductibles. Sur un crédit 250 000 euros à 3,5% sur 15 ans, c’est 8 900 euros d’intérêts déductibles la première année. Frais de dossier bancaire, frais courtage emprunt, primes d’assurance crédit. Tous déductibles.
Catégorie 4 : Gestion et frais administratifs
Frais d’agence ou de gestion. Si vous confiez à un professionnel, 5-8% des loyers sont déductibles. Honoraires expert-comptable. Déductibles. Frais de dossier notaire. Déductibles. Cotisations sociales du propriétaire bailleur. Selon régime social, déductibles.
Catégorie 5 : Assurances
Assurance habitation propriétaire non-occupant. 100% déductible (200-400 euros par an). Assurance responsabilité civile. Déductible. Tout ce qui protège votre bien est déductible.
| Type de Charge | Déductible Régime Réel | Exemple Montant |
|---|---|---|
| Taxe foncière | ✅ OUI | 700-900 € / an |
| Charges copropriété | ✅ OUI | 1 400-1 800 € / an |
| Assurance habitation | ✅ OUI | 300-400 € / an |
| Intérêts d’emprunt | ✅ OUI 100% | 8 900 € / an (année 1) |
| Frais gestion/agence | ✅ OUI | 570-950 € / an |
| Travaux entretien | ✅ OUI | 500-2 000 € / an |
| Honoraires expert-comptable | ✅ OUI | 300-600 € / an |
| Frais de dossier notaire | ✅ OUI (année d’achat) | 3 000-5 000 € |
Amortissement immobilier au régime réel (location meublée)

L’amortissement est un mécanisme qui permet de déduire annuellement une partie de la valeur du bien pour réduire votre imposition. C’est une déduction fictive (pas de dépense réelle), mais fiscalement acceptée.
Qu’est-ce que l’amortissement au régime réel
L’amortissement fonctionne ainsi : vous divisez la valeur du bien par sa durée de vie fiscale. Pour un immeuble, c’est 40 ans. Pour les meubles (s’il s’agit de location meublée), c’est 10 ans. Chaque année, vous déduisez une fraction.
Comment ça réduit vos impôts
Exemple concret : studio meublé acheté 200 000 euros. Valeur immeuble (hors terrain, qui ne s’amortit jamais) : 170 000 euros. Meubles : 20 000 euros. Amortissement annuel immeuble : 170 000 / 40 = 4 250 euros. Amortissement meubles : 20 000 / 10 = 2 000 euros. Total déductible par an : 6 250 euros.
Résultat fiscal : loyers 18 000 euros moins amortissement 6 250 euros = 11 750 euros net imposable. Sans amortissement : 18 000 euros imposables. Différence : 6 250 euros × taux marginal 30% = 1 875 euros d’impôts économisés chaque année, pendant 10-40 ans selon l’amortissement.
Cas d’école : LMNP Paris 13 avec amortissement
Appartement meublé 65 m², avenue de Choisy Paris 13e, acheté 200 000 euros. Loyer meublé 1 100 euros par mois = 13 200 euros annuels. Amortissement immeuble (170k € / 40) = 4 250 euros. Amortissement meubles (20k € / 10) = 2 000 euros. Total amortissement = 6 250 euros.
| Élément | Montant Annuel |
|---|---|
| Loyers bruts (LMNP) | 13 200 € |
| Charges copropriété | -1 500 € |
| Taxe foncière | -600 € |
| Assurance habitation | -250 € |
| Frais gestion (8%) | -1 056 € |
| Revenu avant amortissement | 9 794 € |
| Amortissement immeuble | -4 250 € |
| Amortissement meubles | -2 000 € |
| Résultat fiscal | 3 544 € |
| Impôts + prélèvements 47,2% | 1 673 € |
| Revenu net après impôts | 1 871 € |
Sans amortissement, cet investisseur aurait déclaré 9 794 euros imposables au lieu de 3 544 euros. Économie d’impôts : 2 958 euros par an. C’est l’effet dévastateur (en positif) de l’amortissement au régime réel LMNP.
Déficit foncier : quand charges excèdent loyers
Si vos charges réelles dépassent vos loyers, vous générez un déficit foncier. C’est un mécanisme puissant d’optimisation fiscale au régime réel.
Définition du déficit foncier
Déficit foncier = Loyers bruts – Charges réelles < 0. Exemple : studio 950 euros par mois = 11 400 euros annuels. Charges (copropriété, taxe, assurance, frais, intérêts emprunt) = 13 500 euros. Déficit = 2 100 euros.
Imputation sur revenu global, plafonds
Vous pouvez imputer ce déficit foncier sur votre revenu global (salaire, autres revenus) UNIQUEMENT s’il provient de dépenses d’intérêt d’emprunt ou de charges courantes. Plafond : 10 700 euros par an. Au-delà, l’excédent reporte 10 années suivantes. Si le déficit provient de gros travaux (rénovation, amélioration), pas de plafond : 100% déductible, immédiatement.
Comment opter pour le régime réel en trois étapes
Étape 1 : Décision et timing
Avant le 1er octobre de l’année concernée, vous devez avoir décidé. Exemple : pour l’année 2026, décision avant 1er octobre 2025. Une fois choisi, régime réel est irrévocable pendant 3 ans.
Étape 2 : Déclaration 2044
Lors de votre déclaration d’impôts (formulaire 2042), vous remplissez l’annexe 2044 (revenus fonciers régime réel). Listez loyers bruts, puis détaillez chaque charge déductible avec montants et justificatifs. Conservez tous les reçus, factures, relevés bancaires 6 ans.
Étape 3 : Mise en place comptabilité
Un petit suivi suffit (Excel ou logiciel simple). Chaque mois : notez loyers perçus, charges payées, intérêts d’emprunt. À la fin de l’année, additionner. Optionnel mais recommandé : confier à un expert-comptable (300-600 euros par an, récupérable partiellement via déduction honoraires).
Régime réel : avantages et inconvénients résumés
Avantages du régime réel
Économies d’impôts massives. Si charges réelles > 30%, vous économisez 1 500 à 3 000 euros d’impôts par an. Déduction intérêts d’emprunt. Majeur si vous avez un crédit. Amortissement LMNP. Zéro imposition possible pendant 10 ans. Déficit foncier. Vous pouvez compenser un déficit immobilier sur d’autres revenus.
Inconvénients du régime réel
Durée 3 ans irrévocable. Engagement sérieux. Comptabilité et justificatifs. Vous devez conserver tous les papiers, c’est chronophage. Frais expert-comptable. 300-600 euros par an. Contrôle fiscal possible. Plus de vérifications de l’administration si régime réel.
Questions fréquentes sur le régime réel
Pour une analyse approfondie et personnalisée de votre situation, consultez les experts Levine Immobilier : Samuel Waltman, Karine Bonnin, Erick Hennequin, Roze Mebarkia. Bureaux : 8 rue Claude Bernard (Paris 5e) et 11 rue Jeanne d’Arc (Paris 13e).
Maîtriser le régime réel, optimiser votre imposition
Le régime réel n’est pas compliqué une fois compris. C’est un choix stratégique : gardez micro-foncier si vos charges sont faibles et revenus fonciers < 15 000 euros. Passez au régime réel si vous avez un crédit, des travaux, ou des charges importantes. Le gain peut être spectaculaire : 2 000 à 3 000 euros d’impôts économisés chaque année.
La majorité des investisseurs immobiliers à Paris (particulièrement dans les 5e et 13e arrondissements) ont intérêt à passer au régime réel. Un studio acheté à crédit rapporte beaucoup plus net après impôts au régime réel. C’est un détail qui change tout.
Vous envisagez d’investir à Paris ou vous avez déjà un bien immobilier ? Contactez Levine Immobilier pour une simulation régime réel vs micro-foncier personnalisée. Nos conseillers calculeront précisément l’économie d’impôts possible pour votre projet.




